La Vitesse De La Lumière

La vitesse de la lumière dans le vide, notée "c" pour célérité, est une constante physique, et donc un invariant relativiste. Elle a été fixée à 299 792 458 mètres/s en 1983 par le Bureau international des poids et mesures.
La vitesse de la lumière fascine car, depuis la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein, elle apparaît comme une limite théoriquement infranchissable. Dès que l'on s'approche de cette vitesse, la physique dont on a l'habitude n'est plus valable, et laisse la place à un univers où la durée écoulée dépend de la vitesse, où le temps et l'espace se mélangent...


Notre compréhension de la vitesse de la lumière a fortement évoluée de l'antiquité à nos jours.
Après 1905, l'éther n'appartient plus qu'à l'histoire des sciences. Son abandon nécessitait toutefois une refondation de la physique. A. Einstein s'y attelle en posant comme principe que "la lumière se propage dans l'espace vide avec une vitesse bien déterminée, indépendante de l'état de mouvement du corps."
.
Ce faisant, l'objet des mesures de Fizeau et Foucault accède au statut de constante universelle : la vitesse de la lumière dans le vide représente désormais la limite supérieure de toute vitesse de propagation, qu'il s'agisse de matière, d'énergie ou d'information...
.
.
Dans la vie quotidienne, le temps que prend la lumière pour se propager est imperceptible. Tout se passe comme si les phénomènes relatifs à la lumière relevaient de l'action instantanée à distance. La première théorie d'une interaction universelle a été élaborée par Newton à propos de la gravitation. Cette théorie rend compte de manière très satisfaisante de la chute des corps et du mouvement des planètes autour du Soleil. Mais cette théorie ne se prononce pas au sujet de la propagation de cette interaction. D'après Newton, qui y avait vu une faiblesse de sa théorie, la gravitation est une action instantanée à distance.
.
En ce qui concerne la lumière, dont Maxwell avait, dès le milieu du XIXe siècle établi l'origine dans les interactions électromagnétiques, on avait pu établir que sa vitesse de propagation, bien que très élevée, n'est pas infinie. On avait ainsi supposé l'existence d'un milieu, appelé l'éther, dans lequel se propageraient les ondes lumineuses.
.
Le paradoxe EPR et son expérimentation ont montré que la physique quantique donne des exemples pour lesquels les particules se comportent comme si elles pouvaient se coordonner, alors que les écarts dans l'espace et le temps réclameraient pour cela de dépasser "c". Pourtant, ce phénomène ne peut justement pas être utilisé pour transmettre de l'information."

Retour

rayon electron atmosphère la lumière. l'espace

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !