
Il s’agit probablement du plus gros problème auquel se heurtent les astrophysiciens modernes : la matière que nous pouvons observer dans l’univers compte seulement pour 5 % de la gravité observée dans les interactions entre galaxies ! L’explication conventionnellement apportée pour expliquer ce surprenant phénomène suggère que de grandes quantités de matière noire combleraient ces 95 % manquants. Mais certains physiciens réfutent cette explication, et mettent plutôt en cause une erreur de la théorie d’Einstein. Qui des deux camps possède la bonne réponse ?
Dans une publication parue dans Science, Pedro Ferreira du département de Physique d’Oxford et Glenn Starkman de l’Université américaine de Case font le point sur l’établissement de théories alternatives à celle de la matière noire. « Pendant 25 ans, de nombreuses voix ont proposé qu’il n’existe pas de matière noire, que nous ayons tout simplement mal interprété les données et qu’en vérité nous ne comprenions pas la gravité » explique le Dr. Ferreira sur le site de l’Université d’Oxford.
La recherche de solutions alternatives est donc un défi pour de nombreux physiciens théoriciens. Il a fallu attendre que de nouvelles théories basées sur la relativité générale d’Einstein soient développées afin de proposer des modèles alternatifs à la matière noire. Le physicien israélien Mordehai Milgrom a ainsi proposé en 1983 une théorie baptisée « Dynamique Newtonienne Modifiée » (DNM). Le physicien Jacob Bekenstein, l’un des fondateurs de la thermodynamique des trous noirs, améliora en 2004 la théorie DNM et proposa la théorie TeVeS (pour Tensor/Vector/Scalar).
Le débat est loin d’être tranché, et de nouveaux résultats expérimentaux sont nécessaires. Des programmes comme la Joint Dark Energy Mission (projet NASA) ou le radiotélescope Square Kilometre Array, en cours d’implémentation, permettront peut-être de répondre aux interrogations soulevées par ces nouvelles théories. À la clé, une nouvelle compréhension de la gravitation en astrophysique.
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| # 24/10/2009 à 08:48 frozisme | |
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C'est une question très sérieuse que plus de 1.000 personnes ont tenu à poser à la Nasa, depuis que le mystérieux Institute for Human Continuity (www.instituteforhumancontinuity.org) demande aux internautes de voter pour l'homme fort qui sera capable de guider hors du chaos les survivants d'un cataclysme d'envergure planétaire. La Nasa (National Aeronautics and Space Administration), consciente de son rôle de service public, ou lasse de l'assaut sur son standard téléphonique, a publié la semaine dernière un communiqué pour dissiper les angoisses. « Il ne se passera rien de spécial en 2012 […]. L'alignement des planètes est une question qui préoccupe les astrologues mais pas les astronomes. Ces alignements ne nous permettent de soutenir aucune théorie sur divers scénarios de fin du monde », a écrit sur le site de la Nasa David Morrison, un scientifique éminent du Nasa Astrobiology Institute (NAI) en Californie. Les prédictions d'événements dramatiques qui bouleverseraient la planète au solstice d'hiver de 2012 sont fondées sur les interprétations du calendrier maya. Connues depuis de nombreuses années des « spécialistes », elles se sont répandues ces derniers mois comme une traînée de poudre, notamment grâce à Internet. Or, ce mois-ci, il a été révélé sur plusieurs sites récents d'origine obscure, tels que CorruptionTheory.com et le blog d'un certain Soren Ulfert, que certaines agences du gouvernement américain prennent ces prédictions très au sérieux et ont pris des mesures pour assurer la vie de l'espèce. Il n'en a guère fallu davantage pour que plusieurs adolescents appellent la Nasa et déclarent qu'ils se suicideraient plutôt que d'assister à la fin du monde. David Morrison a pris ces déclarations d'autant plus au sérieux que la Silicon Valley, où le NAI a ses bureaux, est frappée depuis le début de l'année par une recrudescence de suicides d'adolescents. Il a qualifié les auteurs des sites Web d'irresponsables. Sony Pictures n'a plus qu'à se mordre les doigts… et se réjouir. Car c'est la campagne marketing pour son film catastrophe « 2012 », attendu le mois prochain dans les salles américaines, qui vient ainsi de démontrer de manière magistrale le pouvoir du Web en matière de dissémination d'« informations ». Et le public a mordu à l'hameçon. http://www.lesechos.fr/info/inter/020183634577-la-fin-du-monde-sera-t-elle-bien-le-21-decembre-2012-.htm |
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