Le retard des taches solaires : enfin une explication ?

frozisme
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le 26/06/2009 à 18:17

Le Soleil est en retard sur son cycle de taches solaires. Bien qu'il soit en partie prédit par certains modèles, son importance commençait à rendre les astrophysiciens perplexes. Certains d’entre eux pensent connaître la raison du phénomène. Ils proposent une hypothèse soutenue par les observations de la sismologie solaire.
On présente souvent Galilée comme le découvreur des taches solaire mais il semble clair aujourd’hui que, tout comme pour les premières observations de la Lune avec une lunette astronomique, ce soit Thomas Harriot qui l’ait précédé. En fait, il semble que les observations de taches à la surface du Soleil soient fort anciennes car aussi bien dans des textes de l’antiquité grecque que dans d’autres d’origine chinoises et japonaises, datant de plus de mille ans, on trouve des traces probables d’observations de ce phénomène.
Depuis Galilée, les astronomes ont compilé les observations des taches solaires et c’est ainsi qu’un cycle de 11 ans a été déterminé pour la première fois par l'astronome amateur allemand Heinrich Schwabe vers 1843.
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Sur cette image de la surface du Soleil, le disque en bas à gauche donne une comparaison de la taille des taches solaires avec celle de la Terre. Crédit : Nasa
On comprend mieux aujourd’hui la nature des taches solaires, leurs connexions avec la convection du plasma solaire et la magnétohydrodynamique qui s'y développe. On distingue par exemple très clairement les taches solaires lorsqu’on réalise un magnétogramme du Soleil. Les taches sont en effet des zones plus froides où la convection est inhibée par un fort champ magnétique.
Un tube de flux magnétique intense relie ces deux zones et c’est pour cela que les taches sont associées par paires. Comme elles sont plus froides, elles rayonnent moins et apparaissent donc plus sombres dans le domaine optique. Leur taille dépasse facilement celle de la Terre et elles ne durent que deux semaines en moyenne.
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Un schéma de la structure interne du Soleil prédit par la théorie de la structure stellaire et vérifiée par la sismologie solaire. En noir, la propagation de rayons associés aux ondes sismiques p et g. Crédit : Nasa
Des modèles de l’intérieur du Soleil ainsi que de son atmosphère existent depuis des décennies et ils deviennent de plus en plus complexes et précis grâce aux ordinateurs, aux observations de Soho et surtout de l’héliosismologie.
Tout comme la Terre, le Soleil est parcouru d’ondes sismiques qui se manifestent en surface par des modes de vibrations complexes. De la même manière que les ondes sismiques ne sont pas les mêmes selon la forme et la composition minéralogique des couches internes de la Terre, les modes de vibrations du Soleil contiennent des renseignement précieux sur la constitution et les mouvements internes de notre étoile.
Il suffit de mesurer par effet Doppler les mouvements d’oscillations de la surface du Soleil pour réaliser une véritable sismologie solaire et en apprendre beaucoup sur notre astre favori.
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Le 22 juin 2009, la surface du Soleil dans le visible ne montre que deux timides taches solaires. Crédit : Nasa
La réponse dans les jets streams
Or, alors qu’il venait de terminer son dernier cycle solaire, avec un minimum de tache, le Soleil tardait à reprendre son activité. Certains astrophysiciens avaient bien prévu un retard d’un an pour la réapparition des premières taches solaires mais leur absence se prolongeait au-delà de la durée prévue.
Fallait-il en conclure que débute un autre minimum solaire comme celui de Maunder ? Mentionné une première fois en 1890 par E. W. Maunder, cet événement correspond à un minimum marqué du nombre de taches solaires entre 1645 et 1715, curieusement concomitant avec un refroidissement de la Terre. Le champ magnétique du Soleil ne montrant pas de signe d’affaiblissement, cette hypothèse était peu probable.
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Toujours le 22 juin 2009, un magnétogramme montre plus clairement la présence de quelques rares taches solaires. Crédit : Nasa
Rachel Howe et Frank Hill, deux astrophysiciens américains spécialistes de l’héliosismologie et membres du National Solar Observatory (NSO) à Tucson (Arizona), viennent de proposer une autre explication lors d'une conférence à Boulder (Colorado).
Selon les études qu’ils ont conduites, tous les 11 ans des jet streams analogues à ceux existant sur Terre mais se propageant à des milliers de kilomètres à l’intérieur du Soleil, prennent naissance aux pôles. Lorsqu’ils atteignent la latitude critique de 22° les taches solaires recommenceraient à apparaître.
Or, à l’aide des réseaux d’observation sismologique du Soleil, les deux chercheurs ont découvert que l’un de ces jets streams migrait plus lentement que d’habitude depuis les pôles et son arrivée à la latitude critique semble coïncider avec un début de reprise de l’activité solaire qui devrait être plus marquée dans les mois et les années à venir.
Si le modèle des chercheurs se confirme bien, il devrait aider puissamment à améliorer les prédictions concernant la météorologie solaire et les risques qu’elle fait courir sur les satellites terrestres, avec, par exemple, les électrons tueurs.

futura-science.
frozisme
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le 29/06/2009 à 11:24

alors qu’il venait de terminer son dernier cycle solaire, avec un minimum de tache


En fait c'est quoi un cycle solaire?
Un cycle solaire est une période pendant laquelle l'activité du Soleil varie en reproduisant les mêmes phénomènes que pendant la période de même durée précédente.

Vue de la Terre, l'influence du Soleil varie principalement selon une période journalière et annuelle. Dans l'absolu, l'activité solaire est réglée par un cycle d'une période moyenne de 11,2 ans d'un maximum au suivant mais la durée peut varier entre 8 et 15 ans. L'amplitude des maxima peut varier du simple au triple. Le cycle de 11 ans a été déterminé pour la première fois par l'astronome amateur allemand Heinrich Schwabe vers 1843.


Le cycle 23 a commencé en mai 1996 et le début du cycle 24 a été détecté par les scientifiques en janvier 2008[1]. Mais les premières taches se sont estompées et le soleil est resté trés calme. On dénombre à ce jour (Juin 2009) 640 jours sans tache depuis le début de ce minimum (485 Jours pour un minimum typique). L'année 2008 a été caractéristique d'un minimum solaire: 266 jours sans aucune tache (73%). D'après les relevés de la NASA, le premier trimestre 2009 est encore plus marqué avec 78 jours sans aucune tache (87%). Le maximum du cycle 24 est maintenant prévu par la NASA pour mai 2013, le nombre de taches prévu est 90.(mise à jour du consensus par la NASA le 8 mai 2009).
En liaison avec le cycle de 11 ans, existe un cycle de 22 ans qui concerne le champ magnétique solaire. En effet, les polarités de ce dernier s'inversent à chaque nouveau cycle de 11 ans.
source:wikipèdia.







Chris de Tours
Chris de Tours

le 23/10/2009 à 09:36

cycle solaire, changement climatique, précession, 21décembre2012 et calendrier maya vont de pair ?
frozisme
frozisme

le 23/10/2009 à 09:51

bienvenu chris mais je trouve que les mayas n'ont rien a voir ici pas plus que le 2012 je pense que sont des prophètie sans fondement scientifique

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