L'antimatière et la nouvelle ontologie de l'univers quantique

 Notre monde est fait de matière, qui est constituée de trois types de particules : les électrons, les protons et les neutrons. Chaque particule possède une masse et une charge électrique qui lui sont propres. Ainsi, l'électron possède une charge négative et le proton une charge positive. Les particules d'antimatière ont la même masse que les particules qui composent notre monde, mais une charge opposée. L'électron, qui a une charge négative, possède un double d'antimatière, de même masse mais de charge opposée. On appelle antiélectron un positon.

Les particules et les antiparticules vont de pair. Imaginez que vous êtes assis sur une plage de sable. Lorsque vous creusez un trou, vous faites également un tas de sable. L'un ne va pas sans l'autre. Ils sont complémentaires, tout comme les particules et les antiparticules.

La matière et l'antimatière ont été créées en quantités égales pendant le Big Bang, même si aujourd'hui on ne voit pas l'antimatière qui nous entoure.

E = mc2

La célèbre formule d'Einstein signifie que la masse est de l'énergie concentrée. Puisque c représente la vitesse de la lumière, qui est un nombre très élevé, l'équation nous apprend qu'une petite masse contient une énorme quantité d'énergie. C'est comme changer de l'argent en différentes devises, avec un taux de change énorme.

Une masse d'1 kg contient une énergie de 90 millions de gigajoules, ce qui équivaut à la consommation d'énergie du monde entier pendant 90 minutes.

Haute volatilité

Lorsque les particules et les antiparticules se rencontrent, elles se détruisent mutuellement. Ce processus, nommé annihilation, libère toute l'énergie contenue dans leur masse. L'annihilation peut donner naissance à des rayons gammas ou même à de nouvelles paires de particules-antiparticules.

L'un des grands mystères qui entourent l'antimatière et que les scientifiques étudient au CERN est le suivant : si la matière et l'antimatière ont été créées en quantités égales au cours du Big Bang et qu'elles s'annihilent, alors pourquoi une telle quantité de matière est-elle restée pour former notre Univers ?

Nouvelle ontologie de l’univers quantique : l’antimatière n’est pas faite d’anti-particules

les auteurs de cette étude concluent que la matière et l’antimatière sont des notions plus générales que celle de particule. Allant jusqu’à émettre un avis argumenté sur le côté plus fondamental de la « matière », sorte de substance qui serait irréductible aux particules et même aux champs. Se confirme alors le présupposé anti-réductionniste accordant la priorité ontologique au tout face à la partie. Et ce tout se présente comme une « substance » structurée, avec une organisation formelle très complexe. Cet « ordre informationnel » est alors analysé à partir des formalismes mathématiques de la théorie des champs, avec une focalisation sur les propriétés quantiques des particules et antiparticules. Puis avec les « propriétés génériques » contenues dans la théorie algébrique des champs. Par exemple, les propriétés de symétries et la structure algébrique sous-jacente aux formalismes dont découlent les nombres quantiques des particules. Ces nombres étant alors les formes permettant de qualifier ces particules, à l’instar des qualités que possèdent nos objets macroscopiques comme une balle dont on connaît le matériau, la souplesse, la couleur et le diamètre. Pour une particule, ce sera le spin, l’isospin, le nombre baryonique, etc.

Si l’on interprète radicalement les propositions ontologiques développées par Baker et Halvorson, alors, il se confirme que le monde des états quantiques observés et des particules est un monde qui s’exprime à partir d’une substance quantique informationnelle sous-jacente. Ce qui reviendrait à penser que les particules sont autant des phénomènes microphysiques que des « fictions ontologiques » créées par une « certaine » interprétation des expérimentations physiques. Ce constat s’appliquant évidemment aux antiparticules. Ce qui aboutit à concevoir une substance et une anti-substance ou plutôt une substance dédoublée en deux polarités, l’une positive et dirigée vers le monde exprimé, l’autre négative et orientée vers l’autre côté de la réalité. Ce qui rejoint l’idée d’un « champ immanateur » .

Halvorson et Baker conçoivent en premier lieu l’antimatière comme une matière dont les formalismes quantiques sont identiques mais dont les solutions ont une fréquence négative, ce qui laisse supposer également une énergie négative. Ce qui n’a pas de signification physique mais sans doute méta-physique.

Rèfèrence:http://angelsanddemons.web.cern.ch/fr/antimatter

                http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/nouvelle-ontologie-de-l-univer

les neutrons;l'antimatière les electrons la matière l'univers Trou noir la lumière.

×