LE CALENDRIER

Le nom Calendrier vient du latin Calendæ, qui est le nom du premier jour du mois à Rome.Le calendrier ; désigne donc d’une part le petit manuel représentant les jours d’une année particulière, et d’autre part, le système conventionnel de division du temps sur de longues périodes. Il n’est concerné par les courtes périodes que pour la définition du jour (début précis).

Un système de division du temps doit obéir à des règles de construction très strictes, sur lesquelles tout le monde est d’accord. Il doit permettre de prévoir certains événements importants, comme par exemple le début de l’année ou la date des fêtes.

Pour mesurer de longues durées, la première possibilité est une simple numérotation des jours. Mais elle fait vite apparaître de grands nombres, ce qui la rend très désagréable pratiquement. L’inaptitude des premiers peuples à gérer de tels nombres leur a interdit ce genre de solution ; aucun calendrier historique n’est basé sur ce principe si simple. Cependant, on a défini assez récemment la Période Julienne, qui est une telle numérotation ; mais elle est réservée à l’usage des chronologistes et des astronomes dans le cadre de leur travail.

Pour rendre une numérotation plus pratique, on peut définir des multiples de la base de numération utilisée : définir des groupes de jours, par exemple 10, 100 ou 1000… ces groupements artificiels n’ont aucun rapport avec la durée de l’année, et la lecture d’une date ne nous renseigne pas sur la saison à laquelle elle correspond. Une solution de ce genre a été utilisée par les Mayas.

Enfin, pour les peuples de l’Antiquité, qui avaient un contact avec la nature bien plus proche que nous, la présence et l’aspect des astres ont représenté des horloges naturelles bien plus attrayantes que les nombres abstraits. Aussi, tous les calendriers historiques, à l’exception de ceux d’Amérique centrale, sont basés sur les mouvements des astres.

Les deux astres les plus importants de notre ciel ont donc imposé leurs périodicités:

  • l’année solaire
  •  le mois défini à partir des phases de la lune.         

Le jour n’est pas simple, car il est variable au cours de l’année : la journée est pratiquement deux fois plus longue en été qu’en hiver pour les latitudes moyennes. Pourtant, il est le rythme biologique fondamental de tous les êtres vivants à la surface de la Terre.

Le mois lunaire est aussi important que l’année, d’abord pour fournir un repère temporel plus court, ensuite parce que la lune est restée fort longtemps (jusqu’au XIXe siècle) le seul éclairage nocturne. La succession des phases est mieux marquée que les saisons, plus facilement observable, et de ce fait les premiers calendriers ont été lunaires. 

L’année des saisons est évidente par le cycle des variations de température, mais très difficile à définir précisément. Les variations sont lentes, le Soleil ne change pas d’aspect au cours de l’année, seule sa position dans le ciel varie.

Tous les phénomènes qui dépendent des saisons, comme la végétation ou le climat, n’ont qu’une périodicité approchée : la chaleur de l’été ne revient pas à date fixe. Cependant la hauteur du Soleil qui en est la cause a un cycle très précis. Il faut en tenir compte pour l’agriculture, et donc maîtriser sa connaissance.

Certains calendriers ont été établis à la fois sur la Lune et le Soleil, pour tenter de s’accorder aux deux astres simultanément. On les dit mixtes , ou luni-solaires. Les périodes solaire et lunaire étant incommensurables (il n’y a pas un nombre entier de lunaisons dans une année solaire, même en valeurs moyennes), ces constructions ne peuvent être qu’imparfaites.

la précession est due au renflement équatorial de la terre, ce qui augmente la force centrifuge à ce niveau.La rotation change la forme de la terre d' une sphère parfaite en une sphère légèrement aplatie, plus épaisse à l'équateur. L'attraction de la lune et du soleil sur le renflement est alors le "coup de pouce" qui crée la précession. Pendant chaque cycle de 26 000 ans, la direction de l'axe dans le ciel accomplit un grand cercle, dont le rayon couvre un angle environ 23°.50. L'étoile polaire, direction actuelle de l'axe (à environ un degré) était éloignée du pôle il y a quelques milliers d'années, et le sera encore .

Trois valeurs déterminent les éléments essentiels du calendrier  :

l’année tropique est l’intervalle de temps entre deux équinoxes de printemps moyens consécutifs (l’équinoxe vrai est très légèrement variable). C’est l’année des saisons dont on a l’habitude, qui règle le calendrier. Sa durée est de 365,2422 jours, ce qui fait 365j 5h 48min 46s. Astronomiquement, on considère qu’elle commence lorsque la longitude tropique du Soleil atteint 280°, c’est-à-dire dans la journée du 31 décembre. ; mais ceci n’a aucun rapport avec le début conventionnel de l’année calendaire.

l’année sidérale est l’intervalle de temps entre deux passages successifs du Soleil au même point par rapport aux étoiles. Sa durée est de 365j 6 h 9 min 10 s ou 365,25636 j.

la lunaison ou révolution synodique, est l’intervalle de temps entre deux nouvelles lunes consécutives. Cet intervalle est ortement variable, car il dépend des positions relatives du Soleil, de la Terre et de la Lune, et cumule donc les inégalités de mouvement de ces astres. On définit donc la lunaison moyenne, dont la valeur est de : 29,53059 jours ou 29 j 12 h 44 min 2,9 s.

Un calendrier purement lunaire présente une année de l’ordre de 29,53059 × 12 = 354,36708 jours, qui se décale très vite par rapport aux saisons (définies par l’année tropique de 365,2422 jours, qui a donc 11 jours de plus). Par contre, la Lune est toujours nouvelle au début du mois, et pleine le 15, ce qui est en accord avec la définition du mois.

Source:http://astronomia.fr/