L'ENERGIE NOIRE

L’énergie noire, constituant principal de l’Univers, est invisible, et sa nature fait l’objet de nombreuses hypothèses. Cela n’empêche pas les astrophysiciens de l’étudier.

On sait qu’elle est responsable de l’accélération de l’expansion de l’Univers.

Pour en rendre compte de la façon la plus pertinente, les théoriciens explorent des modèles très divers. Mais ils ont d’autres limites que celle de leur imagination : ils doivent tenir compte des observations, de plus en plus précises. Celles-ci s’accumulent, et continueront de le faire, grâce à plusieurs programmes spécifiques.

Nous ne comprenons pas encore en détails les lois qui régissent notre étrange Univers. Mais la recherche progresse à grands pas.

L’énergie noire est une forme hypothétique d’énergie qui remplirait tout notre Univers et qui a été indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notamment l’accélération de l’expansion de l’Univers.

  • L’Univers est non seulement dans une phase d’expansion, mais aussi dans une expansion qui s’accélère.
  • Du fait de sa nature répulsive, l’énergie noire a tendance à accélérer l’expansion de l’Univers, plutôt que la ralentir, comme le fait la matière normale par effet attractif gravitationnel.

Une façon intuitive de visualiser l’expansion de l’Univers est de prendre l’analogie d’une toile élastique que l’on étire dans toutes les directions:

  • Si l’on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci vont grossir en même temps qu’ils semblent s’éloigner les uns des autres lorsque l’on étire la toile.
  • Par contre, si au lieu de dessiner des motifs on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors, en étirant la toile, on va éloigner les objets les uns des autres, mais cette fois ils vont garder une taille constante.

C’est un processus de ce type qui est à l’œuvre avec l’expansion de l’Univers:
L’expansion de l’Univers ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier ce n’est que leur distance mutuelle qui varie au cours du temps, et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés.

Pour faire toutes ces observations et pouvoir regarder très loin dans le cosmos, les enquêteurs-chercheurs se servent de télescopes surpuissants. Les scientifiques français utilisent plusieurs de ces instruments.

Leur petit bijou ? Un télescope de 3,6 mètres installé à Hawaï et équipé d’une caméra ultra sensible. Un autre télescope très performant est actuellement en construction au Chili. C’est sur celui-ci que l'équipe d’enquêteurs du cosmos, emmenée par Pierre Binétruy, travaille actuellement. Ils inventent des composants électroniques qui contrôleront la caméra installée sur le télescope.

Ils mettent aussi au point un système informatique capable de décortiquer les énormes quantités d’informations reçues en provenance de l’espace.