LES SIGNES DU ZODIAQUE

Le Zodiaque est une zone de la sphère céleste qui s’étend à 8°,5 de part et d’autre de l’écliptique, route du Soleil. Les planètes principales et la Lune résident dans cette ceinture.

Le Soleil faisant le tour de l’écliptique en douze mois, les Anciens ont divisé le Zodiaque en douze cases rectangulaires à partir du point γ (figure 1 et figure 2) ; le Soleil habite ces cases successivement, chacune pendant un mois ; dans chaque case, les étoiles furent groupées, coûte que coûte, en une constellation dont le nom désigna, à l’origine, indifféremment, le rectangle ou l’astérisme qui s’y logeait. Voici les douze rectangles ou signes du Zodiaque, dans l’ordre où le Soleil les parcourt, à partir du 21 mars. Partie nord de l’écliptique (printemps-été) : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge ; partie sud de l’écliptique (automne-hiver) : la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau, les Poissons.

La figure montre l’écliptique, route annuelle du Soleil, au milieu de la bande zodiacale, coupant l’équateur céleste aux deux points équinoxiaux, γ et γ’.

Les constellations sont formées d’étoiles et sont fixes sur la sphère. Les signes sont des rectangles portant les mêmes noms que ces constellations : leur ceinture recouvre la bande des constellations ; mais la précession fait glisser peu à peu cette ceinture des signes, si bien qu’actuellement le rectangle-signe du Bélier recouvre les étoiles des Poissons, etc. Le glissement a lieu dans le sens de la flèche.

En bas, les symboles des douze signes, dans l’ordre où le Soleil les parcourt, de mois en mois, à partir du 21 mars ; plus ou moins évocateurs de l’animal originel, ils contribuent beaucoup, par leur mystère, à l’impression magique du profane, dans ses premières relations avec l’astrologie.

Le ciel étoilé derrière le rectangle centré sur le point vernal (équinoxe de printemps, intersection de l’écliptique – trait incliné blanc, trajectoire apparente du soleil – et de l’équateur céleste – trait horizontal). On voit le décalage dû à la précession des équinoxes en un peu plus de 1500 ans (la constellation du Bélier sort du rectangle, celle des Poissons y entre).

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Il n’existe pas, de nos jours, sur toute la Terre, un seul astronome, grand ou petit, qui croie à l’astrologie.

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